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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 18:00

« Prise dans l’effervescence de cette nouvelle année scolaire, elle prépare ses affaires. Des cahiers. Des photos. Des notes. Des appréciations. Une évaluation aussi et file. Claquant la porte. Courant presque dans les rues jusqu’à son bus. L’été n’est plus vraiment là mais elle garde sa douceur dans son cœur. Sa chaleur dans son corps et ce je ne sais quoi qui la fait rougir.

 

Un petit haut léger laissant deviner son décolleté. Une jupe plissée permettant à ses jambes de bouger librement. Ses cheveux longs sauvagement retenu par un chignon de fortune. Ses petites lunettes pour faire plus minette, elle est là. Au portail puis dans la cour. Elément essentiel à cette petite école de quartier. Mlle Eléonore comme l’appelle les plus petits. Mlle Berthier pour lui. Jolie collègue depuis deux ans déjà à qui il n’a pas eu le courage de dire plus que trois mots d’affilés. Mais ça va changer ! Foi de Xavier Terron !

 

-          Bonjour…

 

Les mots s’échappent. Infidèles. Glisse sur son visage. Soulève une mèche sur sa joue. Vaporeux, ils l’ensorcèlent tout comme son parfum. Mais une torpeur le gagne. L’envie de l’embrasser. Puis un doute. Lancinant en une crampe d’estomac qui lui oppose une évidence. Celle qu’elle n’est pas pour lui. Qu’une fille comme ça a surement déjà quelqu’un qui l’attend à la maison.

 

Lui souriant, elle le regarde. Se sent rougir à l’intérieur. Dans sa tête. Echappe un soupir. Fige les secondes. Tournoie dans son crane. Son bonjour est si doux. Plein de virilité et de douceur qu’elle perd pied. Ses yeux roucoulent tous seuls de ce qu’elle aimerait qu’il lui dise. Qu’il lui fasse. Qu’il lui donne…

 

Les heures filent. Entrainant leurs corps. Leur assiduité détournée. Leurs envies persistantes. C’est la sonnerie qui les rattrape en une dernière chance après deux mois de ce qui leur ont fait défaut. Eux même. Trainant des pieds, ils se retrouvent. Leur silence ne pèse pas. Leurs sourires comblent les vides. Légère comme une plume, elle se faufile à ses cotés. Gauchement, il s’approche de sa beauté. De son grain volupté. De sa peau parfumée. Subjugué par sa délicatesse, il titube. Trébuche et se retient… à elle !

 

Le muret les accueille. Proposant une approche plus directe de leur devenir. Chassant leurs peurs respectives. Brisant le temps. Stoppant les doutes. D’une caresse sur son cou, il la remercie. Elle ne le relâche pas. Ses mains restent accrochées à sa taille. Se glissent sur sa chemise. S’enhardissent sur son torse. Leurs yeux s’embrasent. Forçant leurs bouches à jouer. S’embrasser. S’hasarder. Se chercher. Enflammant leur fièvre un peu plus. Brulant leurs peaux. Déchirant leur raison jusqu’à ce perdre en une flamme incandescente de désir… »

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claire-de-la-chatlys - dans Textes érotiques
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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 14:28

 

La clarté de la forêt a accueillis mes pas. Discrets. Sourds. Hésitants puis affolés de te rater. Comme chaque matin depuis ce jour béni où je t’ai découvert, je reviens. Te voir. T’admirer. Te contempler de ta douce ferveur. De ta force masculine si envoutante…

 

Cachée derrière le grand chêne, je me tortille. Prends la pause. Les jambes écartées. Les mains scellées sur l’écorce pour ne pas tomber. Et, louche fébrilement derrière le tronc dans ta direction. Croisant les regards des petits animaux incrédules devant ton spectacle. Absorbant le calme du ruisseau et le présage agréable de ce rayon de soleil rebondissant sur l’ambre de ta peau. Laissant présager au petit cercle privilégié admiratif de nos envies une belle journée à venir !

  

Fulminant silencieusement de ne pas oser t’approcher, je me reproche cette attente. Que tu prends. Que tu me forces à vivre pendant que tu te déshabilles. Pendant que ton corps s’offre à l’air. Au vent. À la nature. Mais pas à moi. Pas à mes mains. Tout juste à mon regard pervers. À mes délires de jeune femme abandonnée à ses rêves de luxure. À ses lubies frénétiques d’une découverte du plaisir avec toi…

  

D’un sursaut je réprime cette souffrance que je m’impose de loin. Rougissant de ton dos dénudé. De la beauté de tes muscles saillants. Jalousant ton jean glissant. Brimant de viles jouxtes verbales l’eau de la rivière qui te happe. Elle seule permise à lécher ton toi externe alors que j’aimerais tant gouter à ton musc. Manger tes délices… et me perdre sous ta bouche enchanteresse !

 

Mon premier mouvement de recul m’a échappé. Pourquoi t’es tu retourné ? Pourquoi as-tu regardé dans ma direction ? Pourquoi m’as-tu invité ? Comment as-tu su ? Peu importe. Le craquement des brindilles séchées a eu raison de ma discrétion. À découvert, je me décide. À te rejoindre. Lentement. Pour que tu savoures la vision que je t’offre. Dégrafant un à un les boutons de ma robe de nuit. Offrant à tes yeux gourmant mon cœur frais et désireux. Le délice de mon moi pour toi…

  

Prenant une inspiration ultime, je me glisse. Sous l’eau. Sirène d’un autre temps. Aguicheuse d’hommes incrédules et te rejoint. Caressant tes jambes. M’entortillant autour. Mordillant tes fesses. Baisant ta poitrine. Me perdant sur ta bouche pendant que mon bas ventre prend place. Sur toi.

  

Aidée par la portée de l’eau claire, je flotte. M’enivre de ce bien être que tu me procure quand tes baisers avides gloutonnent mes seins. Des doigts féroces marquent ma chair de ce désir qui te tiraillait depuis des semaines que le jeu avait commencé. De ton sexe, m’emportant sur une île paradisiaque où le mot extase est un synonyme éternel du mot vivre.

  

Hummm vivre avec toi est si bon…

 

 

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claire-de-la-chatlys - dans Textes érotiques
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 14:20

 

 

« Trois choix me sont proposés. Le premier : Patienter que madame essaye toutes ses fringues et d’un regard consentant me demande si oui ou non ça lui va alors qu’elle achètera que ce qui lui conviendra vraiment. Le deuxième : Lorgner dans la cabine jouxtée à celle de ma femme au risque d’obtenir un œil au beurre noire du propriétaire de la jeunette qui se pavane même pas discrète ! La troisième : M’ouvrir à autre chose. à une saveur que je me défend depuis des années. Une douce folie que je ne me suis jamais autorisé. Car, ça ne se fait pas. Ça ne se peut pas !

 

Homme marié et père de deux enfants. Pas forcement heureux en amour, je remplis de ma prestance habituelle ma vie simple. Travail. Télé. Tondeuse. Maison. Jardin. Madame à ramoner une fois par mois et basta. Rien de bien alléchant. Rien de fort. Rien pour moi. Pour mon moi intérieur qui me cri depuis des années de changer. Mais comment changer ? Et pour qui changer ?

 

Regrettant de n’être qu’un couard, je suis le lignage de mes chaussures. Glisse mon regard sur le carrelage et fuit sous le rideau. À deux pas. Quand ma conscience me rappelle, je le rattrape. M’offusque moi-même et reprends mon attente. De là où je suis, j’entends sa respiration. Mon cœur vibre au même tempo que le sien. Je devine ses muscles. Son torse fort quand sa chemise glisse sur sa peau. Sa toison enivre mes sens quand ses jambes se faufilent dans un jean beaucoup trop serré pour lui. Remontant ces arguments qui me tentent. Assourdissant ma raison en une envie primaire de partage…

 

-          Elle est jolie ?

-          Oui. Oui…

 

Brisant ma rêverie, ma femme cesse mon escapade. Enferme mes pensées. Comme il cache ses atouts dans ses vêtements. Comme je réprime cette homosexualité qui me bouscule. Gâchant ma vie à ne pas être moi. Me perdant dans un soupir et n’offrant au monde que le visage d’un homme soumis.

 

Le temps se fait vicieux. Il me délaisse en une chance et un supplice. Celui de devoir encore et encore faire semblant et celui de pouvoir le voir. M’imaginer le caressant. Oser penser que d’un bond je pourrais le rejoindre. Me glisser près de lui. L’embrasser. Le caresser. Et, me perdre dans ses bras aimants…

 

-          On y va ?

-          Ok.

 

Rejetant ma faute en une honte atroce, je la suis. Le laisse. L’abandonne. Je dois être souffrant car je tremble. L’attente à la caisse m’est horrible. Mes yeux cherchent quelque chose. Mon esprit espère une venue mais il ne vient pas. Dans un tourment je l’ai perdu. Le désespoir me gagne. Suis-je déjà si dépendant. Est-ce l’heure pour moi de choisir ????

 

Des jours durant, le choix ne m’apparait pas. Rien ne m’y pousse sauf ce matin. Au café du coin. Là où Christine m’a posé un lapin. Là où Marc à fait son entrée dans ma vie. M’avouant qu’il me cherche depuis des semaines. Me provoque depuis autant. Espérant que je sois comme lui. Souhaitant du plus profond de son cœur que je le comprenne. Comment ne pas le comprendre ? Comment le rejeter ? Alors que ma bouche n’a envi que de la sienne. Alors que ma peau ne réclame que son corps. Alors que mes mains tremblent de pouvoir enfin parcourir sa virilité…

 

Mettant de coté ma vie, je le suis. Dans son appartement douillet rue Foch. Je le laisse me guider. Emmêler ses doigts dans mes cheveux bouclés. Rejeter mes doutes en une douceur infinie sur ma peau. Caresser ma peur d’un baiser. Long et langoureux. Me déshabiller de ses doigts fébriles. Me proposer de l’accompagner. Dans une descente infernale. Une course au plaisir. Celui du partage et de la découverte…

 

Sa bouche a la douceur d’une pêche. Fruitée et savoureuse. Son cou a la force d’un tronc. Délicat et soyeux. Son torse captive mes sens. Propulsant ma langue à jouer avec ses tétons pendant de ses mains il me caresse en une demande de plus. Une proposition de descente vers son pantalon. Corrompu par les sentiments, je le découvre. Ce corps si fort. Si ressemblant. Et pourtant si différent. Et, si réconfortant…

 

Vallonnant son ventre de mes joues, je me promène. Jouant de ce vice qui m’a amené jusqu’à lui. Profitant de sa chaleur. Découvrant son sexe. Calibrant son bois. Jouant avec ses envies autant qu’avec les miennes avant d’assouvir mon plaisir.

 

Le prendre en bouche. Le frotter contre mon ventre. Lui offrir ma nudité. Ma peau. Mon sucre d’orge. Mon intérieur fébrile par cette première offrande généreuse qui en une salve de bonté nous fait jouir comme deux amants de toujours… »

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claire-de-la-chatlys - dans Textes érotiques
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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 13:55

« Repoussant les ombrelles et les parasols. Les badauds et les boudeurs, je me propose à toi. À tes rayons de fièvre. À ta douceur de braise. Pour que de tes attentions, tu viennes raviver ma flamme. Ce feu qui s’est éteint par ton absence cruelle. Il ne reste que quelques braises en moi. Bien cachées sous ma peau. À l’abri des curieux. Des vicelards et des affreux. Elles ne sont là que pour toi. Tu sais bien que je ne suis qu’à toi ici bas. Viens…

 

Calant mon dos sur le muret. Repliant les jambes pour te laisser pleine vue, je relève le nez. Ferme les yeux. Savoure ta venue. Grimace quand un imbécile te fait de l’ombre. T’oblige à me fuir. Te force à me perdre. Alors que je n’attends que toi…

 

Il me ferait du bien de me dévêtir. Pour te savourer tout entier sur mon corps. Mais le parcours obligatoire en voiture jusqu’à la villa me perturbe. De son effet inévitable. Celui de me cacher de toi. De te laisser le temps du trajet. De risquer de te manquer à l’arriver ! Mais la foule s’intensifie au marché. Cela devient presque insoutenable d’essayer de converser avec toi. Alors c’est décidé ! Je rentre !

 

À peine vingt minutes nous ont séparées que déjà, je soupire. Le jardin baigne dans ta clarté. La piscine aimerait me toucher mais je m’y refuse. C’est de tes bienfaits dont j’ai envie ! Caressant ma peau en me déshabillant, je m’huile de saveur. À réchauffer. À m’enivrer. Sous tes regards endiablés ! Personne n‘a intérêt à me déranger. Personne ne doit nous gêner. Car dans ce moment d’offrande à ta démentielle force, je veux m’abandonner avec toi. Faire l’amour avec ton incandescence. Et jouir de ta fragilité… quand la nuit venue tu me quitteras à nouveau ! »

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claire-de-la-chatlys - dans Textes érotiques
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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 19:46

« Le voyage avance. La voiture trace son chemin. Studieuse. Attentive à leur bien être. Docile…

Comme les kilomètres, les souvenirs défilent. Dans sa tête. Dans son corps aussi, ravivant une étincelle. Une lubie inavouée. Une excentricité coquine qui n’a plus eu court depuis trop longtemps…

 

Regardant sa proie du coin de l’œil, elle cherche le comment. Le Où. Le quand. Elle a déjà le pourquoi. C’est elle. Son désir. Son sexe brulant et impatient. Sa peau mi démon mi déesse qui ne veut que lui. L’homme de sa vie. Le fruit d’un amour passé rien que pour elle et sa lubricité !

 

Mably. Roanne. Le paysage change. De grosses villes en petits villages. De voies rapides en nationales. Jusqu’à un petit coin de verdure sur une départementale exigüe. Un lac. Une clairière. Un retrait stratégique pour un pique-nique et plus si affinité… ?!

 

Proposant la pause, la belle vacancière implore des yeux son bel amour. Guidé par son ventre certainement moins affamé que son corps, elle le dirige. A l’écart de la route. Plus près de la nature que des hommes. Là où seul un lapin ou un cerf pourrait les déranger…

 

Mais l’homme a faim. De vraies nourritures. De plaisirs essentiels. De rations normalisées. Exaspérée par son manque de subtilité et d’attention, elle peste. Ronchonne et mange. Sandwich et chips. Tomate et yogourt. Rien de bien alléchant mais la sustentation physique étant essentielle à leur survie, elle consent à mettre ses envies existentielles (pour elle) de coté, juste quelques instants…

 

De retour sur la route des vacances, son esprit l’alerte. Une sirène se fait plus forte qu’une migraine. Elle se doit de se concentrer. Sur ses mots. Ses gestes. Afin de cacher son trouble. Son agacement. Son manque…

 

Prenant place en conductrice, elle se stoppe. Sa main droite refusant de saisir la ceinture de sécurité et l’attacher. Ses yeux refusant de guider sa vision vers la chaussée. Sa main gauche boudant le frein à main. Son corps la défendant de prendre une autre direction que son corps à lui déjà bien calé sur le siège passager en mode couchette !

 

Repoussant ses cheveux en une cascade libre, elle se penche. Ordonne un ‘chut’ quand ses mains descendent sa braguette. Libère son sexe et lui propose un dessert sucré bien plus délicieux qu’un banana split !

 

L’homme vaincu ne bronche pas. Savoure. Libère son corps de ses vêtements et propose plus. Une chevauchée endiablée…

 

La voiture accueille leurs ébats. Les dissimule sous une buée occultante. Les cache de toute interruption. Et dans une jouissance éphémère recueille leurs cris et leurs chahuts en un partage de folie avec des amortisseurs tout aussi joyeux qu’eux ! »

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claire-de-la-chatlys - dans Textes érotiques
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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 19:16

« Vide. Drapée. Obscure, la maison de campagne l’accueille. Avec compassion. Ardeur. Douceur et envie. Elle lui ouvre son intérieur. De l’entrée au salon. De la cuisine à la chambre. Du grenier au jardin. Jusqu’à la grange…

 

Docile, elle se laisse porter. Emmener dans ses souvenirs. D’ébats en orgie. De plaisirs solitaires en soumission conjugale perdue. Seule avec son passé. Dans des souvenirs exacerbés par des mois de disette affective. Une année de manque…

 

Le soleil filtre par la grande porte. Réchauffant les bottes de paille. Inondant de chaleur son corps nu. Offert à l’air. À l’aurore. À la vie. Délicatement, elle accepte ses caresses chaudes et délicates. Ses poses saillantes sur ses courbes. Ses attentions ardentes sur sa peau. Roulant des fesses, elle l’aide. De sa main. À aller là où elle brule d’envie de l’accueillir. De recevoir ses attentions débordantes. Son désir chaud bouillant !

 

Prise de panique par les affres de sa force. Les effets de sa combustion, elle s’évapore. De tourments en euphorie. De plaisirs en délire, elle tourbillonne. Dans ses bienfaits. Dans sa sagesse. Dans ses bras protecteurs. Comme une multitude de mains. Façonnant son être. Incendiant sa vie. Et, férocement… consumant sa raison !

 

En un feu de déraison, la jeune femme rampe sur le sol. Quémandant la moindre miette de chaleur qui s’enfuit. Suppliant de ne pas l’abandonner. Pleurant de désespoir quand la nuit. Traitresse. Vient tel un despote la fesser. Cingler son corps d’une torpeur sadique. Celle d’un froid misogyne !

 

Dans un élan d’héroïsme, ils luttent. Pour elle. Le soleil voulant garder son corps. La nuit voulant le détruire quand venu de nulle part un homme tranche la dispute. Un voyeur. Un amant solitaire. Un garde forestier perdu dans les bois attendri par les râles d’une douce jouissance. Plus enivrante qu’une parade amoureuse animalière. Plus douce qu’une biche. Plus savoureuse qu’une chatte.

 

Tel un loup, il la dévore. Marquant sa chair. Bousculant sa timidité. Heurtant ses appréhensions en une longue délectation de sa virilité. Vidant ses arguments dans ses retranchements quand dans un dernier sursaut de force et d’espoir, ils se lient dans le partage et la beauté… d’un amour naissant ! »

 

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claire-de-la-chatlys - dans Textes érotiques
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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 15:45

« Ce matin, je n’ai pas mis de culotte. Sous ma jupe flotte un brin de liberté. D’exotisme. De fantasme et de frivolité. J’aime ce pêché. J’aime cette fougue. Personne ne le sait et ça m’excite.

Ce matin, j’ai croisé vingt personnes. Fait la bise à la moitié. Serré des poignées de main super sérieuse. Croisé des regards soutenus d’ignorance et de défi. Personne ne sait comment je suis et ça me rend dingue.

 

Le staff est plein. Trente deux commerciaux, une dizaine de secrétaires et quelques dirigeants. Assise à mon bureau, je croise et décroise mes jambes. Ecarte les cuisses et les sert par à-coups. J’aime ça. Je jubile de cette fourberie qui m’habite. Cette folie qui me ferait jouir si quelqu’un le devinait !

La honte ce n’est pas pour moi, alors je tenterais bien une coquinerie. Je l’ai vu faire sur le net. Ça me donne des ailes tout ça. J’y vais ou j’y vais pas ? Après tout y’a que moi qui le sait et si juste quelqu’un le devinait, hein ?! Ça me ferait du bien…

 

Direction la photocopieuse. Je longe le couloir l’air de rien. Personne ne fait attention à moi. Je suis comme d’habitude. Gentille. Discrète. Sociable quoi !

Dans la petite salle réservée aux photocopies, je m’installe. Le fessier bien positionné et j’appuie. Une seule copie de mon antre. La photo est réussit. Délicatement je la pose sur l’étagère du haut. Avec un mot : Fruit du hasard, je t’attends. Vient me prendre. Vite !

 

Revenant à ma place je m’extasie seule. La jouissance m’est assourdissante. Intense.

Une feuille à main, un homme scrute les femmes de la marguerite commerciale. C’est notre cher DRH avec un sourire jusqu’aux oreilles… Cochon, va ! »

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  • : Claire de la Chatlys - Auteur érotique
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  • : Bonjour, ce blog est un blog de promotion de la littérature érotique. Il est publié ici des écrits et des images qui sont ma propriété propre. Je vous demande donc de ne rien prendre sans en demander l'autorisation. Merci d'avance. Claire.
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